Un grand désir de transmettre Dieu  

 

 Bertrand ArsacAppelé à être à Dieu à plein temps

 

« C’est pendant mes années d’études que j’ai entendu l’appel du Seigneur à le suivre dans le sacerdoce, appel qui faisait écho à un désir ancien. La joie du service en aumônerie, la vie de prière et le désir d’annoncer l’Évangile m’ont montré le chemin que Dieu traçait pour moi.

Je réalisais que ma vie toute entière se tournait peu à peu vers Dieu et qu’il m’appelait à être à lui à plein temps. Au séminaire, j’ai pu approfondir ma connaissance des mystères de Dieu d’un point de vue théorique tout en les confrontant à la réalité pastorale.

Ce temps de formation a éveillé en moi le désir de trouver les mots, le langage le mieux adapté, pour transmettre Dieu tel qu’il se révèle à nous. »

 

Père Bertrand Arsac,

ordonné prêtre le 30 juin 2013

 

 

 

Dieu m'a appelé quand j’avais neuf ans...

 Andrew Brinkman

« Dieu m’a appelé quand j’avais neuf ans, mais très vite le skateboard et d’autres intérêts de ma jeunesse sont devenus plus importants. Finalement, au lycée, en classe de terminale, je me suis inscrit pour adorer une fois par semaine : c’est là où j’ai rencontré Jésus et décidé de le suivre.

Les années de séminaire et de préparation au sacerdoce ont construit ma personnalité et aidé à mûrir, humainement et spirituellement. »

 

Père Andrew Brinkman,

ordonné le 25 mai 2013

 

 

 

 

Harm Eskes

 Il faut des années pour

devenir prêtre à Son image

 

« En découvrant que la foi est avant tout une relation personnelle avec Dieu qui veut notre bonheur, la question de la vocation a vu peu à peu le jour. Sachant que je n’étais pas seul à me poser cette question et conforté par la vie communautaire, j’ai pu me mettre en route vers le sacerdoce. Le séminaire n’est pas un simple temps d’études ;  il s’agit de la formation humaine et spirituelle de futurs prêtres : cela demande des années. Elles m’ont aidé à me laisser former par le Seigneur pour devenir prêtre à Son image. »

 

Père Harm Eskes, ordonné le 25 mai 2013

 

 

 

L’année Saint-Joseph a marqué leur vie

 

« L’année Saint-Joseph m’a permis de comprendre que le Seigneur devait avoir la première place, la plus fondamentale. J'ai pu ainsi ordonner les différents aspects de ma vie par rapport à cette colonne vertébrale.

 

La célébration de la messe et l’adoration eucharistique, au fondement de nos journées, m’ont permis de rentrer progressivement dans ce cœur à cœur avec le Seigneur. La vie communautaire et fraternelle (l’un des lieux où le Seigneur nous parle), les retraites, les temps de mission et le mois en service (pour moi auprès des personnes handicapées à l’Arche, tout ceci m’a permis de me mettre à l’écoute du Seigneur et de fonder ma vie sur lui.Père Alain de Boudemange

Pour la première fois, j’ai pu mettre en place les essentiels de ma relation avec le Seigneur : l’Eucharistie et la prière. J’ai aussi appris concrètement la vie communautaire qui est, aujourd’hui pour moi, un soutien indispensable dans mon ministère.

 

À la fin du premier trimestre, j’étais agité par beaucoup de questions. Au cours d’une retraite, le Seigneur m’a permis de recoller les morceaux. C’était comme si tout ce que j’avais vécu trouvait enfin son sens. Cette certitude ne m’a plus quitté jusqu’à aujourd’hui.

Les moments les plus importants de notre vie sont toujours ceux qui laissent une place à la gratuité. L’année Saint-Joseph peut sembler inutile. On n’y fait (en apparence) pas grand-chose. C’est justement dans cette gratuité que peuvent se construire, dans la rencontre avec le Seigneur, les fondements d’une vie d’homme et de chrétien. Cette fondation est précieuse, nécessaire et même vitale. Cette année a marqué ma vie ! »

Père Alain de Boudemange

 

 

J’ai appris à accueillir le don du sacerdoce

 

« Après deux années de mission au Sénégal, la question du sacerdoce me travaillait et j’étais disposé à faire la volonté du Seigneur. Cependant, je vivais cet appel comme une contrainte et j’ai suis entré dans l’année Saint-Joseph dans l’idée de régler un problème.

 

Au début, j’étais comme un lion en cage. J’étais habitué à un certain rythme ! De tempérament actif, je voulPère Fabrice du Haysais absolument  faire. Cette année m’a donc aidé à me plonger dans l’être plus que dans le faire. Et à me poser les vraies questions : Dieu veut-Il vraiment que je sois prêtre ? Si je suis prêtre, serai-je heureux ? Puis-je vraiment faire confiance à Dieu jusqu’au bout ? Or, au cours de cette année, plusieurs événements concrets m’ont montré que Dieu me voulait entièrement à son service et, dans le même temps, qu’Il me laissait totalement libre de Lui répondre.

 

Cette année Saint-Joseph a consolidé ma vie de prière, m’a structuré et m’a permis d’intégrer les fondamentaux de ma vie de prêtre aujourd’hui. Grâce à la vie fraternelle en maisonnée partagée avec d’autres frères très différents, j’ai expérimenté que Dieu a la capacité de nous faire vivre ensemble comme des frères, au-delà de nos différences, à condition que nous le choisissions.

Cette année donne aux jeunes les moyens de choisir la sainteté et de se poser vraiment jusqu’au bout la question d’un appel au sacerdoce. J’y ai appris à accueillir ce don : le don du sacerdoce. »

Père Fabrice du Hays